En ligne

En ligne

Depuis la pandémie de la Covid-19, le monde de l’enseignement se doit de jongler avec de nouveaux supports numériques. Entre les présentations PowerPoint, l’utilisation des plateformes de textes collaboratifs et l’utilisation des réseaux sociaux, un univers transmédiatique envahit l’espace de la classe.

Émergent alors de multiples défis que les enseignants doivent relever en évitant la situation de facilité que représente le cours magistral. En effet, l’architecture propre aux cours en ligne laisse supposer une passivité des étudiants, assis derrière leurs écrans et recevant la voix qui sort de leurs ordinateurs, téléphones ou tablettes. Le défi est là : continuer à développer des compétences tout en maintenant l’activité cognitive des étudiants à travers des travaux qui multiplient la mise en réseau des connaissances.

Ci-dessous, deux exemples de cours assurés en ligne et usant de méthodes différentes pour favoriser l’interaction étudiants, enseignant, cours.

Webinaire en ligne « tout-public » assuré pour soutenir le fonds de bourses #Fiers de Lettres


Cours « Approche structurale » en ligne avec utilisation des Méthodes de Travail en Sous-Groupes

Évaluation des pairs

Évaluation des pairs


Je connais Karl Akiki depuis longtemps, depuis qu’il était étudiant en Lettres Françaises à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et que j’étais son professeur. J’ai suivi son parcours d’enseignant dans  le milieu scolaire, puis de professeur à l’Université Saint-Joseph et ensuite de directeur du Département de Lettres Françaises de cette Université.

Depuis le début de son long et riche parcours, Karl Akiki a fait de la littérature une sorte de passion fixe, qu’il a su transmettre à ses élèves d’abord, à ses étudiants ensuite. Les échos de l’engouement qu’il a créé et continue de créer chez les uns et les autres sont nombreux. Cette passion, il l’a ensuite mise au service du développement du Département de Lettres françaises. Karl Akiki a su y revitaliser les études avec enthousiasme, en refondant les programmes et en constituant un réseau d’amitiés professionnelles dans les institutions étrangères dont il a fait bénéficier le département. Son énergie et son travail inlassables ont permis d’ancrer et de fidéliser les étudiants, et ont créé un très beau climat au sein de l’institution qu’il dirige.

A coté de cela, et à côté d’un enseignement qui continue à enthousiasmer ses étudiants, Karl Akiki mène des recherches sur la littérature du XIXème siècle qui est sa spécialité. Mais sa curiosité l’a aussi poussé à s’ouvrir à d’autres domaines, en particulier celui de la littérature francophone du Liban, sur laquelle nous avons eu lui et moi de nombreuses discussions et sur laquelle il se penche régulièrement dans le souci d’y porter un regard original. Quant à son intervention dans le domaine des études intersémiotiques à partir de la question de l’écriture des séries télévisées, elle me semble devoir constituer un apport de haut niveau aux études des formes nouvelles d’expression et de création dans le monde.

Pour finir, il est indispensable de noter la grande ouverture d’esprit, l’écoute, la disponibilité et la grande aptitude à l’échange et à la discussion, qui font aussi de Karl Akiki une personne d’exception.

Pr. Charif Majdalani

Voilà plusieurs années que M. Karl Akiki et moi-même travaillons ensemble comme enseignants de Lettres françaises à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Notre collaboration s’est encore accrue quand M. Akiki est devenu chef du département de Lettres françaises et moi coordinateur de la Faculté des lettres et des sciences humaines au Campus du Liban-Sud.

M. Akiki est doté de nombreuses qualités humaines et intellectuelles. Je soulignerai d’abord son pragmatisme et sa clairvoyance visionnaire, qui lui ont permis de rénover le département en profondeur à travers plusieurs mesures courageuses qui se sont avérées salutaires avec le temps.M. Karl Akiki est aussi connu pour sa grande capacité de travail : en plus des obligations afférentes à son statut, il multiplie les initiatives dans le but de dynamiser le département et de mieux le faire connaître extra-muros. La formation de Lettres françaises à l’USJ n’a jamais été aussi vivante et visible que sous ses deux mandats. Autre qualité importante de M. Akiki : sa disponibilité totale à l’égard des professeurs et des étudiants dont il essaie de régler les problèmes sur-le-champ. Sa serviabilité est sans faille, tant par sa réactivité que par son écoute empathique et constructive. M. Karl Akiki se distingue également par son aptitude à désamorcer les conflits et à maintenir une ambiance sereine au département, cela grâce à sa pondération, sa faculté de persuasion et les bonnes relations qu’il entretient avec tous ses collègues.

Je pourrais m’étaler longuement sur d’autres qualités de M. Akiki : sa culture, son tact, son ouverture d’esprit, sa sensibilité artistique, son sens de l’humour… Mais je retiendrai surtout qu’en tant que chef et professeur, M. Karl Akiki a toujours fait de son mieux pour faciliter la tâche de ses collègues et des étudiants, tout en accomplissant la sienne de façon irréprochable.

Pr. Ramy Zein

Il m’a été donné de connaître Karl Akiki comme étudiant d’abord, comme collègue ensuite, comme chef du département de Lettres françaises de l’Université Saint-Joseph enfin. L’étudiant était brillant certes et son parcours académique vient confirmer ses compétences : une intelligence vive, un esprit d’analyse, une rigueur scientifique, un regard critique, associés à une grande ouverture et à des questionnements nouveaux. Ses différents travaux sur le roman populaire du XIXème siècle et sur le roman-feuilleton sont à ces titres exemplaires. L’enseignant qu’il est devenu par la suite s’est distingué pour son amour de la transmission et son esprit créatif. Karl Akiki a véritablement inspiré ses étudiants pour qui il a toujours été présent et à l’écoute. Comme collègues, nous avons collaboré ensemble à un certain nombre de projets comme la conception et le lancement de la revue interdisciplinaire InteraXXIons ou la mise en place d’un laboratoire de recherche « Littérature et arts ». Le chef de département qu’il est encore se distingue par son efficacité dans l’action et par sa très grande intelligence des situations humaines. Je pourrais également dire que Karl Akiki a un véritable sens de la communication, qu’il est créateur de dynamiques, qu’il a une grande endurance dans le travail et que son humour, toujours destiné à tourner en dérision et d’exorciser les situations les plus tragiques est un atout dans les circonstances particulièrement difficiles que traverse le Liban aujourd’hui, l’université et l’enseignement supérieur par la même occasion.

Pr. Nayla Tamraz

Entre le 1er septembre 2018 et le 1er septembre 2020, j’ai eu la chance de collaborer avec Monsieur Karl Akiki dans le cadre de mes fonctions de coordonnateur du département de littérature française au campus du Liban-Nord de l’Université Saint-Joseph et d’enseignant vacataire de stylistique et de rhétorique. Ce fut l’occasion pour moi de côtoyer de près un homme au professionnalisme remarquable doté d’un sens de l’entreprenariat particulièrement efficace. Dynamique, fédérateur, passionné, talentueux, expert dans son domaine, je peux témoigner sur l’honneur que Monsieur Karl Akiki était extrêmement apprécié de tous les collègues du département et de la hiérarchie pour son travail acharné et modernisateur. Je peux attester aussi qu’il était, encore plus peut-être, apprécié des étudiants, envers lesquels il abordait une conception moderne de la pédagogie et un sens de la transmission du savoir original et avant-gardiste. Ses qualités humaines, telles que la sensibilité, l’empathie ou la bienveillance, alliés à des qualités professionnelles indéniables font de Monsieur Karl Akiki un homme d’exception, d’une grande érudition et d’un tempérament de chef naturel et admiré qui aura donné lieu non pas seulement à conduire des étudiants à acquérir un savoir et un diplôme en bout d’études, mais surtout à en faire de vrais êtres critiques, passionnés et libres d’esprit dans un pays où l’obscurantisme gagne chaque jour du terrain.

Emmanuel Khoury – Directeur délégué de l’Institut français de Tripoli


Travaux de recherche

Étudiants

Impossible de repenser à mes cinq années d’études sans immédiatement me remémorer deux expériences majeures : la rédaction de ma note de recherche pour valider ma licence, et celle de mon mémoire pour valider mon master. Ayant suivi plusieurs cours avec Monsieur Akiki, je n’ai jamais hésité à le choisir comme directeur pour ces deux travaux décisifs pour l’obtention de mes diplômes.

J’ai toujours trouvé difficile de choisir un sujet de recherche. Alors lorsque j’ai découvert mon coup de cœur, le roman Au commencement du septième jour de Luc Lang, en 2016 je savais que tous les sujets auxquels j’avais précédemment pensé ne feraient pas le poids en comparaison. Ayant déjà choisi Monsieur Akiki comme directeur parce qu’il a toujours su me motiver à me dépasser dans mes analyses peu importe le type de cours que j’avais suivi, je lui ai présenté mon choix de roman. Aucune surprise lorsqu’il m’a déclaré ne pas apprécier la lecture même s’il percevait la valeur du texte : ce n’était pas style favori. Il m’a donc d’emblée déclaré que je devrais me tourner vers d’autres professeurs si je voulais être dirigée par un adepte de l’écriture contemporaine. Cependant, j’avais choisi Monsieur Akiki pour ses qualités pédagogiques que je n’ai trouvé dans aucun autre professeur, et je ne regrette pas d’avoir insisté à travailler avec lui. Effectivement, il m’a surpris par sa capacité à mettre ses préférences personnelles de côté pour motiver ses étudiants dans les voies qui les passionnent le plus. Comme à son habitude, il n’a eu de cesse de me pousser de plus en plus loin dans ma lecture de sorte à obtenir un travail final dont j’étais fière. Sans jamais imposer ses propres analyses, il a su reconnaître la valeur des miennes et me guider vers certaines pistes en me laissant le choix de les explorer. Lorsque le temps me manquait, au cours de la rédaction finale, Monsieur Akiki a su se montrer d’une rapidité extraordinaire dans la lecture, et d’un support à la fois académique et psychologique pour m’accompagner de son mieux et assurer l’obtention de mon diplôme à temps. M’ayant mis en garde concernant la difficulté de mon sujet, relevant plus d’un niveau de master que d’un niveau de licence, il m’a néanmoins encouragé à mener mon travail jusqu’au bout et à dépasser mes propres doutes quant à mes capacités. Grâce à l’accompagnement de Monsieur Akiki, je me suis sentie intellectuellement grandir, et le diplôme obtenu a prit une valeur bien plus importante à mes yeux.

La question ne s’est donc même pas posée lors du choix d’un directeur pour mon mémoire. Le sujet choisi était également difficile, mais je n’avais aucun doute quant à son aboutissement parce que je me savais bien dirigée. J’ai pris un réel plaisir à échanger avec Monsieur Akiki concernant chacune des trois œuvres de mon corpus. Nos discussions m’ont souvent révélé des subtilités dans les analyses qui m’ont permis de dépasser mes limites et d’aboutir à un mémoire bien construit et assez poussé pour recouvrir équitablement toutes les textes. Maintenant que je travaille sur mon doctorat, je m’efforce de me souvenir des commentaires de mon ex-directeur lors de mes recherches, du choix du corpus, et de la rédaction, parce que je sais que ces remarques, fatigante et agaçantes sur le moment, m’ont permis de devenir la femme de lettres que je suis aujourd’hui.

Joanna Charbine – Doctorante


Pour mon projet de fin de licence, j’ai choisi d’appliquer l’approche de l’imaginaire et l’approche structurale sur un corpus d’une auteure contemporaine. Le contenu retenu et les compétences acquises dans le cadre des U.E citées ci-dessus m’a permis de réussir pleinement ma note de recherche. De plus, j’ai eu la chance d’être accompagnée par M. Akiki lui-même et je trouve que ses conseils, son engagement et sa ponctualité ont facilité mon travail de recherche et de rédaction, ont optimisé mes chances de réussite et m’ont finalement amenée à produire une recherche littéraire de manière autonome.

Christie Abi Assi – Master 1

Poétique des genres

Étudiants

Sur le syllabus de la matière Poétique des genres, nous retrouvons les concepts-clés que nous avons acquis durant ce cours : narratologie, lecteur-modèle, durée, dispersion… Or le cours ne s’est pas limité à ces notions, certes importantes pour une bonne compréhension des textes, mais moins marquantes que l’expérience vécue au cours des séances et à travers les travaux présentés. Les heures passées dans le jardin de l’université à écouter les explications de Monsieur Akiki avant de nous lancer dans notre propre envolée créatrice, resteront à jamais gravées dans ma mémoire. C’est au cours de l’une de ces séances que j’ai écrit mon premier conte ; je ne m’en pensais pas capable. Par le biais de cette matière, Monsieur Akiki a réussi à réveiller les auteurs qui sommeillent dans ses étudiants, à ranimer leur imagination, à leur rappeler leur amour de la littérature qu’ils oublient parfois, noyés dans leurs commentaires composés et leurs dissertations. L’enthousiasme intarissable du professeur s’est transmis à ses étudiants qui ne découvraient plus simplement de vieux concepts, qui n’analysaient plus uniquement les textes des autres, mais qui osaient enfin écrire les leurs en appliquant toutes les notions abordées. Le résultat obtenu nous a tous surpris : qui aurait cru que nous pouvions nous aussi rédiger des contes ou des nouvelles dignes d’être analysés ? La réponse à cette question est Monsieur Akiki, qui a toujours cru en notre potentiel et qui a été un des rares professeurs à chercher en chacun sa créativité personnelle et particulière. Pour mon travail, j’ai rédigé une nouvelle qui visait à illustrer les concepts temporels et narratologiques étudiés, et je suis sortie de ma zone de confort en soumettant une vidéo de quelques minutes servant à l’analyser. Trouver un équilibre entre envolée créatrice et rédaction réfléchie n’a pas été facile, mais toutes les nouvelles que j’ai rédigées depuis sont de meilleure qualité.

Joanna Charbine – Doctorante

Exploitation de l’œuvre intégrale

Étudiants

Lorsque je repense à ce cours, je me souviens d’abord de mon hésitation à le prendre. Je n’ai jamais voulu enseigner dans le scolaire, et je ne pensais pas qu’il allait me servir. Cependant, j’ai décidé de le prendre après avoir suivi d’autres cours avec Monsieur Akiki qui m’avaient toujours surpris. Je considère aujourd’hui qu’assister à ce cours était une bonne décision même si je ne veux toujours pas enseigner, parce qu’il m’a permis de développer certaines compétences que je n’avais pas pu acquérir ailleurs. En tant qu’étudiante en Lettre habituée aux commentaires composés et aux dissertations littéraires, j’ai toujours été très concise dans mes rédactions et encore moins dans mes explications. Au fil des séances, j’ai dû apprendre à reconnaître cette faiblesse et à y remédier pour être en mesure d’amener des élèves à comprendre et apprécier la lecture d’œuvres proposées au programme et qui sont souvent obscurs aux premiers abords. Il ne m’a pas été facile de présenter le travail demandé : une fiche sur une des œuvres traditionnellement au programme – j’ai choisi Antigone de Jean Anouilh. J’ai dû apprendre à résumer une biographie, savoir différencier entre éléments pertinents et détails et me montrer créative pour imaginer des exercices et des questions amusantes pour évaluer la compréhension de l’œuvre (mots croisés ou textes à trous par exemple). Même si je n’ai pas la vocation de prof de français, je sais au moins que je suis aujourd’hui capable de synthétiser et de simplifier efficacement une œuvre, et de l’adapter à un public plus jeune. Ces compétences me sont utiles en dehors du milieu scolaire, que ce soit dans mes travaux de recherche ou lors de discussions plus relâchées avec des jeunes qui découvrent les joies de la lecture.

Joanna Charbine – Doctorante

Littérature et Séries

Étudiants

Un des cours les plus intéressants que j’ai pris durant mes années d’études en lettres. Qui de nous n’a jamais regardé au moins une série dans sa vie ? « Littérature et séries » propose aux étudiants de comprendre le fonctionnement d’une série, de connaître ses origines et d’apprendre les concepts d’une écriture sérielle. Le cours a été donné de manière très interactive, même en ligne. Guidés par M. Akiki, nous (les étudiants) avons travaillé en groupe et analysé ensemble des scènes de séries variées, en découvrant et en questionnant les différents genres de séries télévisées – toujours en parallèle avec des textes littéraires et des textes théoriques. Grâce à cette unité d’enseignement, j’ai appris à analyser une série selon différentes lectures / approches (philosophique, sociologique, psychanalytique) et à évaluer sa réception par le public. J’ai également appris à étudier la structure et les différentes narrations d’une série. Aujourd’hui, je ne regarde plus mes séries comme avant et j’en suis ravie. Je cherche à ne rater aucun détail de ce que je vois. Je remarque désormais les thèmes et les poncifs qui reviennent souvent dans les séries et j’arrive à mieux analyser la symbolique du cadre spatio-temporel, l’évolution du héros et le rôle des personnages secondaires… Enfin, j’ai pris un grand plaisir et un grand intérêt à travailler le TPC qui consistait à analyser la saison d’une série au choix.

Cindy Abou Chacra – Master 2


Grâce au cours Littérature et séries, j’ai pu aiguiser mon œil de téléspectatrice en apprenant les dessous de l’élaboration d’une série. Dorénavant, je ne regarde plus une série télévisée de la même façon puisque j’ai maintenant à mon actif un vocabulaire qui me permet de véritablement la déchiffrer, tout en sachant pertinemment comment la lier au domaine de la littérature qui n’est pas aussi loin qu’il n’y paraît ! Par ailleurs, la méthode de travail du professeur était extrêmement enrichissante dans la mesure où elle implique les étudiants avec une évidence telle que même moi qui n’aime pas participer, je me suis retrouvée à prendre la parole, sans aucune crainte. Je me souviens également des corrections de l’enseignant de mon travail final : c’est la première fois que j’ai eu l’impression de vraiment comprendre ma note et ce qu’il fallait améliorer dans mon dossier. Bref, si c’était à refaire, je le referais, et même plus qu’une fois !

Hala Kassatly Habache – Master 2

Mythologies

Étudiants

Ce cours a été indubitablement le début de mon épanouissement dans le domaine littéraire, car j’ai pu découvrir la culture antique à travers les mythes qui constituent la racine de tous les arts et les sciences humaines. Le professeur nous a certainement donné la méthodologie nécessaire sur laquelle nous devons nous arcbouter pour pouvoir faire une analyse pertinente des mythes mis à l’étude. Ce dont je parle n’a pas été effectué dans un cours magistral, bien au contraire, dans un cours interactionnel dans lequel le très cher M. Karl AKIKI – avec son caractère énergétique – nous a aidés à analyser et à nous réaliser en toute autonomie en nous basant sur plusieurs interprétations et perspectives, qu’elles soient littéraires, artistiques, philosophiques, religieuses, etc. Il s’agit donc d’une méthodologie fondée sur l’ouverture et l’interdisciplinarité. Effectivement, il nous a encouragés à être créatifs et à penser d’une manière non-orthodoxe. Le TPC qui a constitué la totalité de la note finale a été l’application directe de la méthode d’analyse acquise en classe sur un texte fondateur de notre choix et provenant d’un mythe antique. À la longue, nous avons été censés établir la relation de notre travail avec d’autres créations artistiques modernes ou contemporaines. Bref, nous avons été initiés à élargir la fente à travers laquelle nous avons entraperçu jadis le monde, pour parvenir à la remplacer par une lucarne : le tournant du parcours de tout étudiant de lettres modernes et de sciences humaines.

Nastasia Abdelfattah – L2

Approche de la Réception

Étudiants

Cette UE était l’occasion pour moi de découvrir une théorie relativement récente au cours de laquelle nous avons abordé le rôle du lecteur dans le processus de lecture qui est en fait la rencontre de deux pôles : l’un artistique, propre au texte, l’autre esthétique propre au lecteur. Le texte ou n’importe quel support devient ainsi le guide du lecteur pour qu’il réalise ce qui y est implicite en reconstituant son horizon d’attente tout en se basant sur ses références encyclopédiques.

Cette UE m’a également permis d’apprendre comment évaluer la réception d’une œuvre selon ses critères internes et externes et sur son effet sur le lecteur/spectateur. Cette approche m’a par ailleurs révélé l’importance du destinataire qui, à travers l’actualisation du texte lui permet de jouer un rôle et de se socialiser. Cette UE était à mon avis, nécessaire d’autant plus qu’elle a développé en nous le sens de la nuance et le goût de l’imaginaire à travers la transmission de connaissances théoriques et pratiques.

Pour pouvoir réaliser ces objectifs, docteur Karl Akiki, qui est chargé de l’enseigner est doté d’une immense culture humaniste, d’un dynamisme à toute épreuve, d’un véritable sens de l’organisation et surtout d’une passion pour la littérature. En effet, il nous a transmis l’esprit critique et a développé en nous le sens esthétique des œuvres, tout ceci dans une ambiance d’humour et de joie. Finalement, je pourrais avancer sans pour autant tendre à l’exagération que nous étions chanceuses de l’avoir comme accompagnateur dans notre parcours d’études en Master 1.

Claire Attieh – M2

Approche de l’imaginaire littéraire

Étudiants

 

Il s’agit dans ce cours d’une remise en question de la relation de l’étudiant avec les textes littéraires. Quand l’étudiant se penche sur un extrait, il est désormais capable de le déchiqueter et de le traiter plus profondément. Il est capable de le voir différemment à travers les jumelles de l’imaginaire littéraire qui touche à l’art et aux sciences humaines. Ainsi est-il capable de l’analyser en prenant en considération les quatre éléments naturels, les schèmes et les archétypes, les motifs et les symboles, les mythes et les traditions, enfin tout ce qui est inscrit dans l’imaginaire collectif et dans la culture mondiale. Cette UE nous apprend et nous pousse à puiser de notre culture et nos savoirs et de les investir dans un texte littéraire, mais aussi dans un support artistique. Rien n’est plus gratuit. Derrière chaque nom, chaque préposition, chaque verbe se cache un sens, un monde de secrets vers où nous guide l’enseignant. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » est maintenant applicable en littérature. Sans parler de la technique superbe d’enseignement de Dr. Akiki, de son humour et sa touche de Geppetto qui rend vie à tout texte, théorie, image, ce cours est un must-take pour toute personne qui désire savourer un goût différent non seulement de la littérature, mais aussi de la vie et de l’existence.

Laura-Maria Elias – Licence 2


Honnêtement, c’est l’un des meilleurs – sinon le meilleur cours – auquel j’ai assisté durant mes trois années de licence. J’ai appris à laisser libre cours à mon imagination, à m’aventurer dans le gouffre textuel qui était entre mes mains, à explorer chaque ligne et chaque mot pour essayer de découvrir le trésor inconscient, la réalité sombre qui s’y faufilait et à laquelle l’auteur(e) n’aurait peut-être pas pensé. J’ai surtout appris à mieux écouter le monde autour de moi, à méditer sur l’Eau, la Terre, le Feu et l’Air, ces éléments auxquels je ne prêtais aucune attention avant mais qui, après ce cours, sont devenus mon miroir, le miroir de mon intimité et de mon cœur tiraillé par la rigidité de la raison et du monde matériel : ma consolation. J’ai aussi découvert comment et combien, même dans les séries et dans les films – voire même dans les publicités – l’Imaginaire avait une place très importante. C’est fou comment les réalisateurs travaillent intelligemment et minutieusement pour nous communiquer leur message de manière tellement subtile afin de toucher notre inconscient personnel et même l’inconscient collectif. Et là, il faut dire que dans les cours de Dr. AKIKI, on ne s’ennuie jamais ! Tout nous motive à s’appliquer, surtout avec la variété du matériel étudié (textes – séries – films – chansons) et l’interaction qui nous pousse à creuser l’argile que nous avons entre les mains pour en former finalement une œuvre qui nous rend fiers, une analyse qui reste gravée dans notre cœur et notre mémoire au-delà du cadre académique. On marie mythologie, littérature, médias… et on rêve. Rêver, voilà le mot clé de ce cours pour moi. Moi qui rêvais déjà les yeux ouverts, ce cours m’en a donné la légitimité.

Aline Daou – Licence 3


J’ai eu la chance de suivre plusieurs cours avec M. Akiki, dont certains qui portent sur l’exploitation des approches dans des textes littéraires et d’autres sur le paysage littéraire et son évolution en fonction des siècles. D’un cours à l’autre, je note que l’enseignement de M. Akiki est constant de par son organisation, sa méthodologie, son efficacité et son interactivité. Le professeur maîtrise les U.E qu’il enseigne à la perfection et réussit impeccablement à transmettre un savoir et une façon de faire littéraires sans basculer dans le magistral. C’est que ses cours sont donnés avec tant d’enthousiasme, de passion et d’engagement. Les étudiants sont si bien impliqués, surtout par cette façon propre à M. Akiki d’amener les étudiants, après leur avoir donné tous les outils dont ils ont besoin, à réfléchir par eux-mêmes pour extraire l’essence du texte, sans que la réponse ne soit jamais révélée ou divulgachée par le professeur – une méthode très efficace et stimulante.

Les corpus et les supports choisis par M. Akiki sont intéressants, variés et propices à l’exploitation des approches. Les étudiants sont certains d’aboutir à des révélations intellectuelles qu’ils sauront exploiter dans leurs propres écrits et recherches.

Le cours de l’approche de l’imaginaire, l’un de mes cours préférés de toute ma licence, est divisé en fonction des différentes théories de l’imaginaire. La méthode d’enseignement est pleine d’interactivité, privilégiant le travail de groupe, le partage d’idées et de clés d’analyse et les instants d’épanouissements intellectuels. J’y ai acquis des compétences dans la déconstruction des structures et des substances de l’imaginaire et j’y ai également appris à repérer et à rendre compte des figures obsessionnelles de l’imaginaire tels que les mythes, les rites et les poncifs littéraires.

Christie Abi Assi – Master 1