Stratégies d’enseignement

Stratégies d'enseignement

Mes cours sont organisés de manière à rendre l’étudiant.e actif.ve dans le processus d’apprentissage. Ils doivent assurer un savoir mais également un savoir-faire et, surtout, un savoir-être. Les séances suivent en général une scénarisation en quatre étapes. Un premier temps théorique permet de camper les concepts épistémologiques. Un deuxième temps voit l’étudiant.e effectuer un travail individuel pour s’approprier la théorie. Un troisième temps divise les étudiant.e.s en sous-groupes pour qu’ils confrontent leurs analyses face à un support. Le quatrième temps met en évidence la création pour confirmer ou infirmer l’incorporation des notions étudiées. Pendant ces différents moments, ma fonction consiste à accompagner la réflexion grâce à un guidage directif en prenant part aux discussions des différents sous-groupes ou en confiant ce rôle, lorsque le groupe classe est  d’une grandeur conséquente, à un.e étudiant.e que je coach pour occuper la fonction d’aide-enseignant.

Les méthodes d’enseignement diffèrent en fonction des objectifs à acquérir. En général, je privilégie les méthodes actives sans nier l’importance du cours magistral qui a pour effet, s’il est bien circonscrit, de rassurer l’étudiant. Les différentes séances de cours doivent mener l’étudiant.e. à mettre en place un projet réflexif et créatif qui voit le jour à la fin du semestre : il devient ainsi un.e. apprenant.e-auteur.e.

Mon matériel d’enseignement s’appuie principalement sur des textes issus de la littérature française et francophone. Il s’agit souvent de textes qui reprennent des thématiques qui sont appelées à plaire au groupe-classe dont je dois apprendre à connaître les motivations et les passions. Afin de donner vie au corpus étudié, je n’hésite pas à faire dialoguer le texte avec des supports audio-visuels qui sont plus parlants pour la génération actuelle (séries télés, vidéo-clips, sketch, vidéos Instagram…). Évidemment, le support numérique n’est jamais loin puisqu’il dépoussière, en général, la discipline : il ne doit pas être une fin en soi mais un moyen de transfert. L’utilisation de Powerpoint, de Prezzi, de podcast, de plateformes de textes collaboratifs est donc souvent à l’ordre du jour. Un Google Drive est également mis en place pour permettre aux étudiants de déposer le travail final auquel ils ont abouti, privilégiant donc le partage de connaissances ainsi que l’apprentissage entre les pairs.


Monsieur Akiki organise plusieurs activités extra-universitaires. Entre proposer de rédiger des articles qui seront publiés sur les réseaux sociaux, créer un blog pour le département et organiser une mission de collaboration entre l’USJ et l’Institut Français dans le cadre du Salon du livre de Beyrouth, il a réussi à former les jeunes sur papier tout en les préparant à la vie professionnelle. En plus de leur offrir des expériences inoubliables, notamment en devenant attachés de presse d’auteurs qu’ils admirent, Monsieur Akiki s’efforce de rappeler à ses étudiants la raison de leur inscription en Lettres : l’amour des livres. Il a effectivement créé le Cercle des Lecteurs Disparus, un groupe de lecture qui se réunit tous les mois autour d’un livre publié l’année même, avec des invités surprise de milieux différents. Ces moments de partage ont bénéficié chaque étudiant tout en ravivant le département et en lui procurant une visibilité sur les réseaux sociaux qui a sûrement influencé les inscriptions des années suivantes.

Joanna Charbine – Doctorante