







Je connais Karl Akiki depuis longtemps, depuis qu’il était étudiant en Lettres Françaises à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et que j’étais son professeur. J’ai suivi son parcours d’enseignant dans le milieu scolaire, puis de professeur à l’Université Saint-Joseph et ensuite de directeur du Département de Lettres Françaises de cette Université.
Depuis le début de son long et riche parcours, Karl Akiki a fait de la littérature une sorte de passion fixe, qu’il a su transmettre à ses élèves d’abord, à ses étudiants ensuite. Les échos de l’engouement qu’il a créé et continue de créer chez les uns et les autres sont nombreux. Cette passion, il l’a ensuite mise au service du développement du Département de Lettres françaises. Karl Akiki a su y revitaliser les études avec enthousiasme, en refondant les programmes et en constituant un réseau d’amitiés professionnelles dans les institutions étrangères dont il a fait bénéficier le département. Son énergie et son travail inlassables ont permis d’ancrer et de fidéliser les étudiants, et ont créé un très beau climat au sein de l’institution qu’il dirige.
A coté de cela, et à côté d’un enseignement qui continue à enthousiasmer ses étudiants, Karl Akiki mène des recherches sur la littérature du XIXème siècle qui est sa spécialité. Mais sa curiosité l’a aussi poussé à s’ouvrir à d’autres domaines, en particulier celui de la littérature francophone du Liban, sur laquelle nous avons eu lui et moi de nombreuses discussions et sur laquelle il se penche régulièrement dans le souci d’y porter un regard original. Quant à son intervention dans le domaine des études intersémiotiques à partir de la question de l’écriture des séries télévisées, elle me semble devoir constituer un apport de haut niveau aux études des formes nouvelles d’expression et de création dans le monde.
Pour finir, il est indispensable de noter la grande ouverture d’esprit, l’écoute, la disponibilité et la grande aptitude à l’échange et à la discussion, qui font aussi de Karl Akiki une personne d’exception.
Pr. Charif Majdalani


Voilà plusieurs années que M. Karl Akiki et moi-même travaillons ensemble comme enseignants de Lettres françaises à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Notre collaboration s’est encore accrue quand M. Akiki est devenu chef du département de Lettres françaises et moi coordinateur de la Faculté des lettres et des sciences humaines au Campus du Liban-Sud.
M. Akiki est doté de nombreuses qualités humaines et intellectuelles. Je soulignerai d’abord son pragmatisme et sa clairvoyance visionnaire, qui lui ont permis de rénover le département en profondeur à travers plusieurs mesures courageuses qui se sont avérées salutaires avec le temps.M. Karl Akiki est aussi connu pour sa grande capacité de travail : en plus des obligations afférentes à son statut, il multiplie les initiatives dans le but de dynamiser le département et de mieux le faire connaître extra-muros. La formation de Lettres françaises à l’USJ n’a jamais été aussi vivante et visible que sous ses deux mandats. Autre qualité importante de M. Akiki : sa disponibilité totale à l’égard des professeurs et des étudiants dont il essaie de régler les problèmes sur-le-champ. Sa serviabilité est sans faille, tant par sa réactivité que par son écoute empathique et constructive. M. Karl Akiki se distingue également par son aptitude à désamorcer les conflits et à maintenir une ambiance sereine au département, cela grâce à sa pondération, sa faculté de persuasion et les bonnes relations qu’il entretient avec tous ses collègues.
Je pourrais m’étaler longuement sur d’autres qualités de M. Akiki : sa culture, son tact, son ouverture d’esprit, sa sensibilité artistique, son sens de l’humour… Mais je retiendrai surtout qu’en tant que chef et professeur, M. Karl Akiki a toujours fait de son mieux pour faciliter la tâche de ses collègues et des étudiants, tout en accomplissant la sienne de façon irréprochable.
Pr. Ramy Zein
Il m’a été donné de connaître Karl Akiki comme étudiant d’abord, comme collègue ensuite, comme chef du département de Lettres françaises de l’Université Saint-Joseph enfin. L’étudiant était brillant certes et son parcours académique vient confirmer ses compétences : une intelligence vive, un esprit d’analyse, une rigueur scientifique, un regard critique, associés à une grande ouverture et à des questionnements nouveaux. Ses différents travaux sur le roman populaire du XIXème siècle et sur le roman-feuilleton sont à ces titres exemplaires. L’enseignant qu’il est devenu par la suite s’est distingué pour son amour de la transmission et son esprit créatif. Karl Akiki a véritablement inspiré ses étudiants pour qui il a toujours été présent et à l’écoute. Comme collègues, nous avons collaboré ensemble à un certain nombre de projets comme la conception et le lancement de la revue interdisciplinaire InteraXXIons ou la mise en place d’un laboratoire de recherche « Littérature et arts ». Le chef de département qu’il est encore se distingue par son efficacité dans l’action et par sa très grande intelligence des situations humaines. Je pourrais également dire que Karl Akiki a un véritable sens de la communication, qu’il est créateur de dynamiques, qu’il a une grande endurance dans le travail et que son humour, toujours destiné à tourner en dérision et d’exorciser les situations les plus tragiques est un atout dans les circonstances particulièrement difficiles que traverse le Liban aujourd’hui, l’université et l’enseignement supérieur par la même occasion.
Pr. Nayla Tamraz


Entre le 1er septembre 2018 et le 1er septembre 2020, j’ai eu la chance de collaborer avec Monsieur Karl Akiki dans le cadre de mes fonctions de coordonnateur du département de littérature française au campus du Liban-Nord de l’Université Saint-Joseph et d’enseignant vacataire de stylistique et de rhétorique. Ce fut l’occasion pour moi de côtoyer de près un homme au professionnalisme remarquable doté d’un sens de l’entreprenariat particulièrement efficace. Dynamique, fédérateur, passionné, talentueux, expert dans son domaine, je peux témoigner sur l’honneur que Monsieur Karl Akiki était extrêmement apprécié de tous les collègues du département et de la hiérarchie pour son travail acharné et modernisateur. Je peux attester aussi qu’il était, encore plus peut-être, apprécié des étudiants, envers lesquels il abordait une conception moderne de la pédagogie et un sens de la transmission du savoir original et avant-gardiste. Ses qualités humaines, telles que la sensibilité, l’empathie ou la bienveillance, alliés à des qualités professionnelles indéniables font de Monsieur Karl Akiki un homme d’exception, d’une grande érudition et d’un tempérament de chef naturel et admiré qui aura donné lieu non pas seulement à conduire des étudiants à acquérir un savoir et un diplôme en bout d’études, mais surtout à en faire de vrais êtres critiques, passionnés et libres d’esprit dans un pays où l’obscurantisme gagne chaque jour du terrain.
Emmanuel Khoury – Directeur délégué de l’Institut français de Tripoli