Travaux de recherche

Étudiants

Impossible de repenser à mes cinq années d’études sans immédiatement me remémorer deux expériences majeures : la rédaction de ma note de recherche pour valider ma licence, et celle de mon mémoire pour valider mon master. Ayant suivi plusieurs cours avec Monsieur Akiki, je n’ai jamais hésité à le choisir comme directeur pour ces deux travaux décisifs pour l’obtention de mes diplômes.

J’ai toujours trouvé difficile de choisir un sujet de recherche. Alors lorsque j’ai découvert mon coup de cœur, le roman Au commencement du septième jour de Luc Lang, en 2016 je savais que tous les sujets auxquels j’avais précédemment pensé ne feraient pas le poids en comparaison. Ayant déjà choisi Monsieur Akiki comme directeur parce qu’il a toujours su me motiver à me dépasser dans mes analyses peu importe le type de cours que j’avais suivi, je lui ai présenté mon choix de roman. Aucune surprise lorsqu’il m’a déclaré ne pas apprécier la lecture même s’il percevait la valeur du texte : ce n’était pas style favori. Il m’a donc d’emblée déclaré que je devrais me tourner vers d’autres professeurs si je voulais être dirigée par un adepte de l’écriture contemporaine. Cependant, j’avais choisi Monsieur Akiki pour ses qualités pédagogiques que je n’ai trouvé dans aucun autre professeur, et je ne regrette pas d’avoir insisté à travailler avec lui. Effectivement, il m’a surpris par sa capacité à mettre ses préférences personnelles de côté pour motiver ses étudiants dans les voies qui les passionnent le plus. Comme à son habitude, il n’a eu de cesse de me pousser de plus en plus loin dans ma lecture de sorte à obtenir un travail final dont j’étais fière. Sans jamais imposer ses propres analyses, il a su reconnaître la valeur des miennes et me guider vers certaines pistes en me laissant le choix de les explorer. Lorsque le temps me manquait, au cours de la rédaction finale, Monsieur Akiki a su se montrer d’une rapidité extraordinaire dans la lecture, et d’un support à la fois académique et psychologique pour m’accompagner de son mieux et assurer l’obtention de mon diplôme à temps. M’ayant mis en garde concernant la difficulté de mon sujet, relevant plus d’un niveau de master que d’un niveau de licence, il m’a néanmoins encouragé à mener mon travail jusqu’au bout et à dépasser mes propres doutes quant à mes capacités. Grâce à l’accompagnement de Monsieur Akiki, je me suis sentie intellectuellement grandir, et le diplôme obtenu a prit une valeur bien plus importante à mes yeux.

La question ne s’est donc même pas posée lors du choix d’un directeur pour mon mémoire. Le sujet choisi était également difficile, mais je n’avais aucun doute quant à son aboutissement parce que je me savais bien dirigée. J’ai pris un réel plaisir à échanger avec Monsieur Akiki concernant chacune des trois œuvres de mon corpus. Nos discussions m’ont souvent révélé des subtilités dans les analyses qui m’ont permis de dépasser mes limites et d’aboutir à un mémoire bien construit et assez poussé pour recouvrir équitablement toutes les textes. Maintenant que je travaille sur mon doctorat, je m’efforce de me souvenir des commentaires de mon ex-directeur lors de mes recherches, du choix du corpus, et de la rédaction, parce que je sais que ces remarques, fatigante et agaçantes sur le moment, m’ont permis de devenir la femme de lettres que je suis aujourd’hui.

Joanna Charbine – Doctorante


Pour mon projet de fin de licence, j’ai choisi d’appliquer l’approche de l’imaginaire et l’approche structurale sur un corpus d’une auteure contemporaine. Le contenu retenu et les compétences acquises dans le cadre des U.E citées ci-dessus m’a permis de réussir pleinement ma note de recherche. De plus, j’ai eu la chance d’être accompagnée par M. Akiki lui-même et je trouve que ses conseils, son engagement et sa ponctualité ont facilité mon travail de recherche et de rédaction, ont optimisé mes chances de réussite et m’ont finalement amenée à produire une recherche littéraire de manière autonome.

Christie Abi Assi – Master 1

Poétique des genres

Étudiants

Sur le syllabus de la matière Poétique des genres, nous retrouvons les concepts-clés que nous avons acquis durant ce cours : narratologie, lecteur-modèle, durée, dispersion… Or le cours ne s’est pas limité à ces notions, certes importantes pour une bonne compréhension des textes, mais moins marquantes que l’expérience vécue au cours des séances et à travers les travaux présentés. Les heures passées dans le jardin de l’université à écouter les explications de Monsieur Akiki avant de nous lancer dans notre propre envolée créatrice, resteront à jamais gravées dans ma mémoire. C’est au cours de l’une de ces séances que j’ai écrit mon premier conte ; je ne m’en pensais pas capable. Par le biais de cette matière, Monsieur Akiki a réussi à réveiller les auteurs qui sommeillent dans ses étudiants, à ranimer leur imagination, à leur rappeler leur amour de la littérature qu’ils oublient parfois, noyés dans leurs commentaires composés et leurs dissertations. L’enthousiasme intarissable du professeur s’est transmis à ses étudiants qui ne découvraient plus simplement de vieux concepts, qui n’analysaient plus uniquement les textes des autres, mais qui osaient enfin écrire les leurs en appliquant toutes les notions abordées. Le résultat obtenu nous a tous surpris : qui aurait cru que nous pouvions nous aussi rédiger des contes ou des nouvelles dignes d’être analysés ? La réponse à cette question est Monsieur Akiki, qui a toujours cru en notre potentiel et qui a été un des rares professeurs à chercher en chacun sa créativité personnelle et particulière. Pour mon travail, j’ai rédigé une nouvelle qui visait à illustrer les concepts temporels et narratologiques étudiés, et je suis sortie de ma zone de confort en soumettant une vidéo de quelques minutes servant à l’analyser. Trouver un équilibre entre envolée créatrice et rédaction réfléchie n’a pas été facile, mais toutes les nouvelles que j’ai rédigées depuis sont de meilleure qualité.

Joanna Charbine – Doctorante

Exploitation de l’œuvre intégrale

Étudiants

Lorsque je repense à ce cours, je me souviens d’abord de mon hésitation à le prendre. Je n’ai jamais voulu enseigner dans le scolaire, et je ne pensais pas qu’il allait me servir. Cependant, j’ai décidé de le prendre après avoir suivi d’autres cours avec Monsieur Akiki qui m’avaient toujours surpris. Je considère aujourd’hui qu’assister à ce cours était une bonne décision même si je ne veux toujours pas enseigner, parce qu’il m’a permis de développer certaines compétences que je n’avais pas pu acquérir ailleurs. En tant qu’étudiante en Lettre habituée aux commentaires composés et aux dissertations littéraires, j’ai toujours été très concise dans mes rédactions et encore moins dans mes explications. Au fil des séances, j’ai dû apprendre à reconnaître cette faiblesse et à y remédier pour être en mesure d’amener des élèves à comprendre et apprécier la lecture d’œuvres proposées au programme et qui sont souvent obscurs aux premiers abords. Il ne m’a pas été facile de présenter le travail demandé : une fiche sur une des œuvres traditionnellement au programme – j’ai choisi Antigone de Jean Anouilh. J’ai dû apprendre à résumer une biographie, savoir différencier entre éléments pertinents et détails et me montrer créative pour imaginer des exercices et des questions amusantes pour évaluer la compréhension de l’œuvre (mots croisés ou textes à trous par exemple). Même si je n’ai pas la vocation de prof de français, je sais au moins que je suis aujourd’hui capable de synthétiser et de simplifier efficacement une œuvre, et de l’adapter à un public plus jeune. Ces compétences me sont utiles en dehors du milieu scolaire, que ce soit dans mes travaux de recherche ou lors de discussions plus relâchées avec des jeunes qui découvrent les joies de la lecture.

Joanna Charbine – Doctorante

Littérature et Séries

Étudiants

Un des cours les plus intéressants que j’ai pris durant mes années d’études en lettres. Qui de nous n’a jamais regardé au moins une série dans sa vie ? « Littérature et séries » propose aux étudiants de comprendre le fonctionnement d’une série, de connaître ses origines et d’apprendre les concepts d’une écriture sérielle. Le cours a été donné de manière très interactive, même en ligne. Guidés par M. Akiki, nous (les étudiants) avons travaillé en groupe et analysé ensemble des scènes de séries variées, en découvrant et en questionnant les différents genres de séries télévisées – toujours en parallèle avec des textes littéraires et des textes théoriques. Grâce à cette unité d’enseignement, j’ai appris à analyser une série selon différentes lectures / approches (philosophique, sociologique, psychanalytique) et à évaluer sa réception par le public. J’ai également appris à étudier la structure et les différentes narrations d’une série. Aujourd’hui, je ne regarde plus mes séries comme avant et j’en suis ravie. Je cherche à ne rater aucun détail de ce que je vois. Je remarque désormais les thèmes et les poncifs qui reviennent souvent dans les séries et j’arrive à mieux analyser la symbolique du cadre spatio-temporel, l’évolution du héros et le rôle des personnages secondaires… Enfin, j’ai pris un grand plaisir et un grand intérêt à travailler le TPC qui consistait à analyser la saison d’une série au choix.

Cindy Abou Chacra – Master 2


Grâce au cours Littérature et séries, j’ai pu aiguiser mon œil de téléspectatrice en apprenant les dessous de l’élaboration d’une série. Dorénavant, je ne regarde plus une série télévisée de la même façon puisque j’ai maintenant à mon actif un vocabulaire qui me permet de véritablement la déchiffrer, tout en sachant pertinemment comment la lier au domaine de la littérature qui n’est pas aussi loin qu’il n’y paraît ! Par ailleurs, la méthode de travail du professeur était extrêmement enrichissante dans la mesure où elle implique les étudiants avec une évidence telle que même moi qui n’aime pas participer, je me suis retrouvée à prendre la parole, sans aucune crainte. Je me souviens également des corrections de l’enseignant de mon travail final : c’est la première fois que j’ai eu l’impression de vraiment comprendre ma note et ce qu’il fallait améliorer dans mon dossier. Bref, si c’était à refaire, je le referais, et même plus qu’une fois !

Hala Kassatly Habache – Master 2

Mythologies

Étudiants

Ce cours a été indubitablement le début de mon épanouissement dans le domaine littéraire, car j’ai pu découvrir la culture antique à travers les mythes qui constituent la racine de tous les arts et les sciences humaines. Le professeur nous a certainement donné la méthodologie nécessaire sur laquelle nous devons nous arcbouter pour pouvoir faire une analyse pertinente des mythes mis à l’étude. Ce dont je parle n’a pas été effectué dans un cours magistral, bien au contraire, dans un cours interactionnel dans lequel le très cher M. Karl AKIKI – avec son caractère énergétique – nous a aidés à analyser et à nous réaliser en toute autonomie en nous basant sur plusieurs interprétations et perspectives, qu’elles soient littéraires, artistiques, philosophiques, religieuses, etc. Il s’agit donc d’une méthodologie fondée sur l’ouverture et l’interdisciplinarité. Effectivement, il nous a encouragés à être créatifs et à penser d’une manière non-orthodoxe. Le TPC qui a constitué la totalité de la note finale a été l’application directe de la méthode d’analyse acquise en classe sur un texte fondateur de notre choix et provenant d’un mythe antique. À la longue, nous avons été censés établir la relation de notre travail avec d’autres créations artistiques modernes ou contemporaines. Bref, nous avons été initiés à élargir la fente à travers laquelle nous avons entraperçu jadis le monde, pour parvenir à la remplacer par une lucarne : le tournant du parcours de tout étudiant de lettres modernes et de sciences humaines.

Nastasia Abdelfattah – L2

Approche de la Réception

Étudiants

Cette UE était l’occasion pour moi de découvrir une théorie relativement récente au cours de laquelle nous avons abordé le rôle du lecteur dans le processus de lecture qui est en fait la rencontre de deux pôles : l’un artistique, propre au texte, l’autre esthétique propre au lecteur. Le texte ou n’importe quel support devient ainsi le guide du lecteur pour qu’il réalise ce qui y est implicite en reconstituant son horizon d’attente tout en se basant sur ses références encyclopédiques.

Cette UE m’a également permis d’apprendre comment évaluer la réception d’une œuvre selon ses critères internes et externes et sur son effet sur le lecteur/spectateur. Cette approche m’a par ailleurs révélé l’importance du destinataire qui, à travers l’actualisation du texte lui permet de jouer un rôle et de se socialiser. Cette UE était à mon avis, nécessaire d’autant plus qu’elle a développé en nous le sens de la nuance et le goût de l’imaginaire à travers la transmission de connaissances théoriques et pratiques.

Pour pouvoir réaliser ces objectifs, docteur Karl Akiki, qui est chargé de l’enseigner est doté d’une immense culture humaniste, d’un dynamisme à toute épreuve, d’un véritable sens de l’organisation et surtout d’une passion pour la littérature. En effet, il nous a transmis l’esprit critique et a développé en nous le sens esthétique des œuvres, tout ceci dans une ambiance d’humour et de joie. Finalement, je pourrais avancer sans pour autant tendre à l’exagération que nous étions chanceuses de l’avoir comme accompagnateur dans notre parcours d’études en Master 1.

Claire Attieh – M2

Approche de l’imaginaire littéraire

Étudiants

 

Il s’agit dans ce cours d’une remise en question de la relation de l’étudiant avec les textes littéraires. Quand l’étudiant se penche sur un extrait, il est désormais capable de le déchiqueter et de le traiter plus profondément. Il est capable de le voir différemment à travers les jumelles de l’imaginaire littéraire qui touche à l’art et aux sciences humaines. Ainsi est-il capable de l’analyser en prenant en considération les quatre éléments naturels, les schèmes et les archétypes, les motifs et les symboles, les mythes et les traditions, enfin tout ce qui est inscrit dans l’imaginaire collectif et dans la culture mondiale. Cette UE nous apprend et nous pousse à puiser de notre culture et nos savoirs et de les investir dans un texte littéraire, mais aussi dans un support artistique. Rien n’est plus gratuit. Derrière chaque nom, chaque préposition, chaque verbe se cache un sens, un monde de secrets vers où nous guide l’enseignant. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » est maintenant applicable en littérature. Sans parler de la technique superbe d’enseignement de Dr. Akiki, de son humour et sa touche de Geppetto qui rend vie à tout texte, théorie, image, ce cours est un must-take pour toute personne qui désire savourer un goût différent non seulement de la littérature, mais aussi de la vie et de l’existence.

Laura-Maria Elias – Licence 2


Honnêtement, c’est l’un des meilleurs – sinon le meilleur cours – auquel j’ai assisté durant mes trois années de licence. J’ai appris à laisser libre cours à mon imagination, à m’aventurer dans le gouffre textuel qui était entre mes mains, à explorer chaque ligne et chaque mot pour essayer de découvrir le trésor inconscient, la réalité sombre qui s’y faufilait et à laquelle l’auteur(e) n’aurait peut-être pas pensé. J’ai surtout appris à mieux écouter le monde autour de moi, à méditer sur l’Eau, la Terre, le Feu et l’Air, ces éléments auxquels je ne prêtais aucune attention avant mais qui, après ce cours, sont devenus mon miroir, le miroir de mon intimité et de mon cœur tiraillé par la rigidité de la raison et du monde matériel : ma consolation. J’ai aussi découvert comment et combien, même dans les séries et dans les films – voire même dans les publicités – l’Imaginaire avait une place très importante. C’est fou comment les réalisateurs travaillent intelligemment et minutieusement pour nous communiquer leur message de manière tellement subtile afin de toucher notre inconscient personnel et même l’inconscient collectif. Et là, il faut dire que dans les cours de Dr. AKIKI, on ne s’ennuie jamais ! Tout nous motive à s’appliquer, surtout avec la variété du matériel étudié (textes – séries – films – chansons) et l’interaction qui nous pousse à creuser l’argile que nous avons entre les mains pour en former finalement une œuvre qui nous rend fiers, une analyse qui reste gravée dans notre cœur et notre mémoire au-delà du cadre académique. On marie mythologie, littérature, médias… et on rêve. Rêver, voilà le mot clé de ce cours pour moi. Moi qui rêvais déjà les yeux ouverts, ce cours m’en a donné la légitimité.

Aline Daou – Licence 3


J’ai eu la chance de suivre plusieurs cours avec M. Akiki, dont certains qui portent sur l’exploitation des approches dans des textes littéraires et d’autres sur le paysage littéraire et son évolution en fonction des siècles. D’un cours à l’autre, je note que l’enseignement de M. Akiki est constant de par son organisation, sa méthodologie, son efficacité et son interactivité. Le professeur maîtrise les U.E qu’il enseigne à la perfection et réussit impeccablement à transmettre un savoir et une façon de faire littéraires sans basculer dans le magistral. C’est que ses cours sont donnés avec tant d’enthousiasme, de passion et d’engagement. Les étudiants sont si bien impliqués, surtout par cette façon propre à M. Akiki d’amener les étudiants, après leur avoir donné tous les outils dont ils ont besoin, à réfléchir par eux-mêmes pour extraire l’essence du texte, sans que la réponse ne soit jamais révélée ou divulgachée par le professeur – une méthode très efficace et stimulante.

Les corpus et les supports choisis par M. Akiki sont intéressants, variés et propices à l’exploitation des approches. Les étudiants sont certains d’aboutir à des révélations intellectuelles qu’ils sauront exploiter dans leurs propres écrits et recherches.

Le cours de l’approche de l’imaginaire, l’un de mes cours préférés de toute ma licence, est divisé en fonction des différentes théories de l’imaginaire. La méthode d’enseignement est pleine d’interactivité, privilégiant le travail de groupe, le partage d’idées et de clés d’analyse et les instants d’épanouissements intellectuels. J’y ai acquis des compétences dans la déconstruction des structures et des substances de l’imaginaire et j’y ai également appris à repérer et à rendre compte des figures obsessionnelles de l’imaginaire tels que les mythes, les rites et les poncifs littéraires.

Christie Abi Assi – Master 1

Approche structurale

Étudiants

En tant qu’étudiant de Lettres françaises, j’ai pris ce cours pendant ma deuxième année d’études, au deuxième semestre. À cause de la COVID-19, le cours a été donné en sa majorité à distance. Les cours à distance ont bien souvent été critiqués comme n’étant pas aussi efficaces que les cours en présentiel, et leurs effets sur la santé mentale des étudiants sont désormais connus de tous : fatigue psychologique, des notions qui sont passées sans être approfondies, des coupures internet, …bref, tout ce qu’il y a de nécessaire pour un «burnout» des étudiants, qui se retrouvent perdus et démotivés pour la suite.

Mais mettre les cours de M. Akiki dans la catégorie de ces cours serait une erreur. En effet, le cours d’Approche structurale de la littérature, qui est l’un des cours les plus compliqués de la licence, qui nécessite généralement des cours en présentiel, a été toutefois l’un des cours les plus réussis à distance, si ce n’est le seul. M. Akiki a su préserver sur Zoom l’ambiance à laquelle il nous avait habitués en classe ; à savoir une ambiance d’apprentissage digne de ce nom, en stimulant à travers divers moyen (Travail de groupe, Zoom, Framapad, vidéos, …) la motivation des étudiants, ou du moins la mienne, ce qui n’a fait qu’intensifier mon désir d’apprendre.

Le passage sur Zoom n’a pas empêché M. Akiki de continuer à user de méthodes pédagogiques innovatrices, même si cela lui a pris le double du travail, pour pouvoir adapter ces méthodes aux moyens utilisés. Cela a fait de ce cours, qui est de base difficile, un cours qui a été attendu par la totalité des étudiants, parce qu’il nous donnait l’impression d’être en classe, tous ensemble, et non pas avachis derrière un ordinateur, entre mille et une coupures internet. Il a constitué une réelle échappatoire de la situation sanitaire, sociale et politique du Liban, une échappatoire qui était nécessaire. Pour résumer tout cela en quelques mots : les étudiants qui vont prendre ce cours dans les semestres à venir seront beaucoup de choses : fatigués, intéressés, ou peut-être démotivés, mais ils seront surtout chanceux.

Nadim Choueiri – Licence 3


Il est vrai que ce cours ne fut pas mon préféré, mais avec la méthodologie de Dr. AKIKI, on trouve toujours un moyen de prendre plaisir dans le travail. Grâce à ce cours, j’ai appris à comprendre comment la structure d’un roman peut être une piste essentielle vers son interprétation. J’ai appris que, déchiffrer le mystère d’un roman, commence par l’analyse de sa narration et de son histoire, qu’il fallait le diviser et plonger dans toutes ses parties comme l’Incipit, l’Excipit et même le schéma quinaire (ou le schéma narratif). Et là, un « fun fact », j’ai appris que la littérature avait un langage secret réservé aux spécialistes du métier ! comme « diégèse », « homodiégétique », « hétérodiégétique », franchement, où trouver ses expressions ailleurs ? Et le comble du comble, des formules mathématiques en plein cours de Littérature ! comme SI = -SF ! Enfin, ce n’est qu’un petit résumé… Toutefois, malgré les difficultés rencontrées, et surtout avec le travail en groupe avec mes camarades et l’ambiance toujours motivante que répand Dr. AKIKI en cours, j’ai aussi appris à donner de l’importance à chaque petit passage dans le roman – même les passages descriptifs que nous avons tendances à négliger – et à savoir bien choisir les procédés littéraires essentiels qui me guideront vers une analyse bien menée et une interprétation bien solide qui me permettra de mieux comprendre le fonctionnement de l’écriture et les intentions, conscientes ou pas, de l’auteur(e).

Aline Daou – Licence 3


J’ai suivi le cours Approche structurale de la littérature avec M. Akiki, une UE de 4 crédits, en 2019. Le cours était divisé selon les différentes composantes des approches narratologiques et structurales ce qui nous a permis, en tant qu’étudiants, d’assimiler chaque pan de cette approche afin de la maîtriser. Des exercices pratiques nous été donnés afin de réfléchir nous-mêmes sur les textes et dégager, seuls ou à plusieurs, les éléments qui pouvaient sous-tendre notre analyse.

M. Akiki ne donne jamais les « réponses » : il nous pousse toujours à aller plus loin et réfléchir efficacement, en nous fournissant tous les outils nécessaires, s’appuyant sur des références théoriques mais aussi sur des exemples concrets, ce qui facilite l’acquisition des compétences. A la fin de cette UE, nous étions capables de déconstruire les étapes et les structures d’un récit, s’emparer des instances et des niveaux narratifs efficacement mais également de ficeler la narration à l’histoire de manière logique.

Les supports choisis par l’enseignant sont utiles, agréables et intéressants. Nous avons eu l’occasion de visiter certains textes sous un nouvel angle afin d’avoir un nouveau regard sur l’analyse de texte. Ajoutons que l’enseignant a une manière sans pareilles d’impliquer ses étudiants et de les intéresser : le cours est extrêmement vivant et interactif et il est clair que l’enseignant maitrise son UE à la perfection.

Tia Abi Aad – Master 1


J’ai eu la chance de suivre plusieurs cours avec M. Akiki, dont certains qui portent sur l’exploitation des approches dans des textes littéraires et d’autres sur le paysage littéraire et son évolution en fonction des siècles. D’un cours à l’autre, je note que l’enseignement de M. Akiki est constant de par son organisation, sa méthodologie, son efficacité et son interactivité. Le professeur maîtrise les U.E qu’il enseigne à la perfection et réussit impeccablement à transmettre un savoir et une façon de faire littéraires sans basculer dans le magistral. C’est que ses cours sont donnés avec tant d’enthousiasme, de passion et d’engagement. Les étudiants sont si bien impliqués, surtout par cette façon propre à M. Akiki d’amener les étudiants, après leur avoir donné tous les outils dont ils ont besoin, à réfléchir par eux-mêmes pour extraire l’essence du texte, sans que la réponse ne soit jamais révélée ou divulgachée par le professeur – une méthode très efficace et stimulante.

Les corpus et les supports choisis par M. Akiki sont intéressants, variés et propices à l’exploitation des approches. Les étudiants sont certains d’aboutir à des révélations intellectuelles qu’ils sauront exploiter dans leurs propres écrits et recherches.

Le cours de l’approche structurale était réparti en deux sur le semestre, une partie réservée à l’histoire, l’autre à la narration. Les théories de l’histoire et de la narration sont découvertes par le biais d’un travail de groupe sur des références critiques suite auquel ces théories sont exploitées dans des textes littéraires riches et enrichissants. A la fin du semestre, les étudiants ont appris à déconstruire et à distinguer les étapes d’une histoire, à mesurer le pouvoir des instances narratives dans n’importe quel texte donné et à comprendre et peser la prise en charge de l’histoire par la narration.

Pour mon projet de fin de licence, j’ai eu la chance d’être accompagnée par M. Akiki lui-même et je trouve que ses conseils, son engagement et sa ponctualité ont facilité mon travail de recherche et de rédaction, ont optimisé mes chances de réussite et m’ont finalement amenée à produire une recherche littéraire de manière autonome.

Christie Abi Assi – Master 1


Si je devais désigner le cours qui m’a été le plus utile parmi tous ceux que j’ai suivi durant mes cinq années de formation en Lettres, ce serait celui-ci. Dès les deux premières séances, je ne lisais plus les textes de la même manière. Les concepts avec lesquelles je me suis familiarisée à travers nos séances de Poétique du récit m’accompagnent encore aujourd’hui alors que je prépare mon doctorat, et je n’ai jamais pu me passer de les utiliser dans chacun de mes travaux de recherche depuis, qu’il s’agisse d’un simple commentaire ou d’un mémoire. D’ailleurs, je me surprends à y repenser à chaque fois que je lis un livre ou que je regarde un film. Grâce aux explications de Monsieur Akiki, j’ai réussi à comprendre le fonctionnement d’un récit, à déceler les schémas qui s’y cachent, à analyser l’essence du personnage et du narrateur, jusqu’à pouvoir comprendre et prévoir les évolutions et les fins d’histoire. Alors que certains verraient dans cette faculté la déception de ne plus être surpris par les récits, j’y trouve au contraire un réel plaisir. Celui de rechercher les indices, d’approfondir les analyses pour déceler le sens caché de certaines œuvres, et de ne plus les juger selon des valeurs esthétiques uniquement mais selon leur poétique interne. La surprise que j’apprécie personnellement, c’est celle de trouver du sens dans un récit qui m’était jadis obscur. C’est le cas par exemple de Le lait de la mort de Marguerite Yourcenar, une des œuvres proposées que j’ai choisi d’analyser en me fondant sur les concepts structurels et narratifs étudiés. Je réalise à quel point ces outils – que j’ai appris à manier grâce à un mélange efficace entre cours magistral, travaux personnel et travaux de groupe – me sont utiles dans la compréhension des œuvres auxquelles je suis confrontée. Je les applique donc à présent à toutes mes découvertes littéraires, mais aussi filmiques ou vidéoludique. 

Joanna Charbine – Doctorante

Du moi à la société : questions de Littérature au XIXème siècle

Étudiants

En tant qu’étudiant de Lettres françaises, j’ai pris ce cours pendant ma deuxième année d’études, au deuxième semestre. À cause de la COVID-19, le cours a été donné en sa majorité à distance. Le 19ème siècle demeure l’une des époques les plus riches de l’Histoire littéraire. Il aurait été facile pour un enseignant de donner ce cours de façon magistrale, en citant poètes, romanciers et œuvres. M. Akiki a fait le choix non pas de donner un cours sur le 19ème siècle en littérature, mais de faire voyager ses étudiants vers le 19èmesiècle littéraire. Comment ? En diversifiant les supports du cours : pièces de théâtre de Feydeau (rires en confinement garantis), extraits filmiques sur la bataille d’Hernani (quand la littérature devient source d’adrénaline), mais aussi et surtout les vers de Baudelaire, Rimbaud et Lamartine, les batailles à l’épée d’Athos, Portos et Aramis, l’espoir du comte de Montecristo, un espoir duquel nous avions besoin, sans oublier le génie de Lautréamont, et la grandeur de Victor Hugo. Ce cours a été pour moi un des cours les plus riches et intenses de ma licence. J’en suis venu à connaître tous les mouvements littéraires et auteurs du 19èmesiècle, mais j’ai surtout appris, grâce à M. Akiki, à lire les œuvres du 19èmesiècle. À lire comme il se doit le Bateau ivre, de Rimbaud ; à expérimenter de la bonne manière divers poèmes de Baudelaire, mais aussi à dévorer avec appétit les romans de Dumas. M. Akiki m’aura surtout appris, en plus de ce qu’il y a à savoir de ce siècle majeur de la littérature, comment approcher ce siècle, comment le sentir, comment le déguster, comment le porter en soi, parce qu’il a beaucoup à offrir, plus qu’on ne le pense. Et merci pour tout cela.

Nadim Choueiri – Licence 3


Je n’oublierai jamais l’ambiance de ce cours de toute ma vie. Corpus littéraire, documentaires, scène de théâtre, interaction, travail de groupe, blagues d’ici et là, passions, lamentations : tout était là. D’une part grâce à la méthode d’enseignement du Dr. AKIKI et d’autres part grâce à sa passion pour ce siècle qui se manifestait largement dans sa gestuelle, la tonalité de sa voix et la manière avec laquelle il nous présenta les propos : l’histoire, la politique et la littérature de ce siècle. J’ai été surprise de savoir combien les évènements faisaient écho à ce que nous vivons et endurons, nous libanais, après la révolution du 17 octobre. N’étant pas au départ aussi « fan » du XIXème siècle, je me lamentais de devoir étudier et analyser deux de ses mouvements qui me torturent l’esprit depuis le lycée rien qu’en pensant à leurs noms : le réalisme et le naturalisme. Sauf que, cela ne s’est pas vraiment passé si mal et j’ai pu, grâce à l’ambiance légère et même amusante du cours, pouvoir extraire de ces mouvements, et des autres évidemment, beaucoup de notions intéressantes qui montrent vraiment combien la littérature est la progéniture du siècle où elle est née. J’ai pu aussi découvrir un nouveau mouvement dont je n’avais jamais entendu parler – qui est devenu l’un de mes préférés – le décadentisme. Mais surtout, je n’oublierai jamais la dernière séance où Dr. AKIKI nous avait fait regarder une scène du théâtre de Vaudeville, et là, j’ai ri aux larmes pendant près de dix minutes. C’était une excellente manière de conclure un siècle aussi chargé et aussi lourd que le XIXème siècle avec ces nombreux mouvements et ses auteurs qui ne savent plus où chercher l’espoir et la raison de vivre, un peu comme nous aujourd’hui… Et jusqu’à ce jour, quand je me sens triste et désenchantée (romantisme) voire même proie à la désespérance (décadentisme) – oui car il y a une différence ! – je regarde cette petite scène et soudainement, tout mon chagrin disparaît…

Aline Daou – Licence 3


Ce cours se destine à mettre sur un pied d’égalité des esprits fraichement affranchis du bac, qu’importe la spécialité choisie. Avec concision et pertinence, il met en exergue les aspects culturels et historiques qui ont façonnés le XIXème siècle et qui trouvent écho dans les romans. Chaque concept se découvrant au fil d’un travail personnel sur un extrait choisi de texte prédominant (Paul et Virginie, Sylvie, La Chartreuse de Parme, etc.), l’étudiant aborde sereinement son travail semestriel : analyser avec ses acquis un roman choisi par ses propres soins et, s’il le souhaite, en donner la substantifique moëlle en une vidéo de quelques minutes destinée à faire vivre le département de lettres sur les réseaux sociaux. Car ce que l’on découvre en relevant la tête de ce XIXème siècle qu’à 18 ans l’on pense poussiéreux, c’est qu’il nous est plus contemporain que l’on ne le croit.

Alexis Joly – Master 2