
Sur le syllabus de la matière Poétique des genres, nous retrouvons les concepts-clés que nous avons acquis durant ce cours : narratologie, lecteur-modèle, durée, dispersion… Or le cours ne s’est pas limité à ces notions, certes importantes pour une bonne compréhension des textes, mais moins marquantes que l’expérience vécue au cours des séances et à travers les travaux présentés. Les heures passées dans le jardin de l’université à écouter les explications de Monsieur Akiki avant de nous lancer dans notre propre envolée créatrice, resteront à jamais gravées dans ma mémoire. C’est au cours de l’une de ces séances que j’ai écrit mon premier conte ; je ne m’en pensais pas capable. Par le biais de cette matière, Monsieur Akiki a réussi à réveiller les auteurs qui sommeillent dans ses étudiants, à ranimer leur imagination, à leur rappeler leur amour de la littérature qu’ils oublient parfois, noyés dans leurs commentaires composés et leurs dissertations. L’enthousiasme intarissable du professeur s’est transmis à ses étudiants qui ne découvraient plus simplement de vieux concepts, qui n’analysaient plus uniquement les textes des autres, mais qui osaient enfin écrire les leurs en appliquant toutes les notions abordées. Le résultat obtenu nous a tous surpris : qui aurait cru que nous pouvions nous aussi rédiger des contes ou des nouvelles dignes d’être analysés ? La réponse à cette question est Monsieur Akiki, qui a toujours cru en notre potentiel et qui a été un des rares professeurs à chercher en chacun sa créativité personnelle et particulière. Pour mon travail, j’ai rédigé une nouvelle qui visait à illustrer les concepts temporels et narratologiques étudiés, et je suis sortie de ma zone de confort en soumettant une vidéo de quelques minutes servant à l’analyser. Trouver un équilibre entre envolée créatrice et rédaction réfléchie n’a pas été facile, mais toutes les nouvelles que j’ai rédigées depuis sont de meilleure qualité.
Joanna Charbine – Doctorante