
Lorsque je repense à ce cours, je me souviens d’abord de mon hésitation à le prendre. Je n’ai jamais voulu enseigner dans le scolaire, et je ne pensais pas qu’il allait me servir. Cependant, j’ai décidé de le prendre après avoir suivi d’autres cours avec Monsieur Akiki qui m’avaient toujours surpris. Je considère aujourd’hui qu’assister à ce cours était une bonne décision même si je ne veux toujours pas enseigner, parce qu’il m’a permis de développer certaines compétences que je n’avais pas pu acquérir ailleurs. En tant qu’étudiante en Lettre habituée aux commentaires composés et aux dissertations littéraires, j’ai toujours été très concise dans mes rédactions et encore moins dans mes explications. Au fil des séances, j’ai dû apprendre à reconnaître cette faiblesse et à y remédier pour être en mesure d’amener des élèves à comprendre et apprécier la lecture d’œuvres proposées au programme et qui sont souvent obscurs aux premiers abords. Il ne m’a pas été facile de présenter le travail demandé : une fiche sur une des œuvres traditionnellement au programme – j’ai choisi Antigone de Jean Anouilh. J’ai dû apprendre à résumer une biographie, savoir différencier entre éléments pertinents et détails et me montrer créative pour imaginer des exercices et des questions amusantes pour évaluer la compréhension de l’œuvre (mots croisés ou textes à trous par exemple). Même si je n’ai pas la vocation de prof de français, je sais au moins que je suis aujourd’hui capable de synthétiser et de simplifier efficacement une œuvre, et de l’adapter à un public plus jeune. Ces compétences me sont utiles en dehors du milieu scolaire, que ce soit dans mes travaux de recherche ou lors de discussions plus relâchées avec des jeunes qui découvrent les joies de la lecture.
Joanna Charbine – Doctorante