
En tant qu’étudiant de Lettres françaises, j’ai pris ce cours pendant ma deuxième année d’études, au deuxième semestre. À cause de la COVID-19, le cours a été donné en sa majorité à distance. Le 19ème siècle demeure l’une des époques les plus riches de l’Histoire littéraire. Il aurait été facile pour un enseignant de donner ce cours de façon magistrale, en citant poètes, romanciers et œuvres. M. Akiki a fait le choix non pas de donner un cours sur le 19ème siècle en littérature, mais de faire voyager ses étudiants vers le 19èmesiècle littéraire. Comment ? En diversifiant les supports du cours : pièces de théâtre de Feydeau (rires en confinement garantis), extraits filmiques sur la bataille d’Hernani (quand la littérature devient source d’adrénaline), mais aussi et surtout les vers de Baudelaire, Rimbaud et Lamartine, les batailles à l’épée d’Athos, Portos et Aramis, l’espoir du comte de Montecristo, un espoir duquel nous avions besoin, sans oublier le génie de Lautréamont, et la grandeur de Victor Hugo. Ce cours a été pour moi un des cours les plus riches et intenses de ma licence. J’en suis venu à connaître tous les mouvements littéraires et auteurs du 19èmesiècle, mais j’ai surtout appris, grâce à M. Akiki, à lire les œuvres du 19èmesiècle. À lire comme il se doit le Bateau ivre, de Rimbaud ; à expérimenter de la bonne manière divers poèmes de Baudelaire, mais aussi à dévorer avec appétit les romans de Dumas. M. Akiki m’aura surtout appris, en plus de ce qu’il y a à savoir de ce siècle majeur de la littérature, comment approcher ce siècle, comment le sentir, comment le déguster, comment le porter en soi, parce qu’il a beaucoup à offrir, plus qu’on ne le pense. Et merci pour tout cela.
Nadim Choueiri – Licence 3

Je n’oublierai jamais l’ambiance de ce cours de toute ma vie. Corpus littéraire, documentaires, scène de théâtre, interaction, travail de groupe, blagues d’ici et là, passions, lamentations : tout était là. D’une part grâce à la méthode d’enseignement du Dr. AKIKI et d’autres part grâce à sa passion pour ce siècle qui se manifestait largement dans sa gestuelle, la tonalité de sa voix et la manière avec laquelle il nous présenta les propos : l’histoire, la politique et la littérature de ce siècle. J’ai été surprise de savoir combien les évènements faisaient écho à ce que nous vivons et endurons, nous libanais, après la révolution du 17 octobre. N’étant pas au départ aussi « fan » du XIXème siècle, je me lamentais de devoir étudier et analyser deux de ses mouvements qui me torturent l’esprit depuis le lycée rien qu’en pensant à leurs noms : le réalisme et le naturalisme. Sauf que, cela ne s’est pas vraiment passé si mal et j’ai pu, grâce à l’ambiance légère et même amusante du cours, pouvoir extraire de ces mouvements, et des autres évidemment, beaucoup de notions intéressantes qui montrent vraiment combien la littérature est la progéniture du siècle où elle est née. J’ai pu aussi découvrir un nouveau mouvement dont je n’avais jamais entendu parler – qui est devenu l’un de mes préférés – le décadentisme. Mais surtout, je n’oublierai jamais la dernière séance où Dr. AKIKI nous avait fait regarder une scène du théâtre de Vaudeville, et là, j’ai ri aux larmes pendant près de dix minutes. C’était une excellente manière de conclure un siècle aussi chargé et aussi lourd que le XIXème siècle avec ces nombreux mouvements et ses auteurs qui ne savent plus où chercher l’espoir et la raison de vivre, un peu comme nous aujourd’hui… Et jusqu’à ce jour, quand je me sens triste et désenchantée (romantisme) voire même proie à la désespérance (décadentisme) – oui car il y a une différence ! – je regarde cette petite scène et soudainement, tout mon chagrin disparaît…
Aline Daou – Licence 3

Ce cours se destine à mettre sur un pied d’égalité des esprits fraichement affranchis du bac, qu’importe la spécialité choisie. Avec concision et pertinence, il met en exergue les aspects culturels et historiques qui ont façonnés le XIXème siècle et qui trouvent écho dans les romans. Chaque concept se découvrant au fil d’un travail personnel sur un extrait choisi de texte prédominant (Paul et Virginie, Sylvie, La Chartreuse de Parme, etc.), l’étudiant aborde sereinement son travail semestriel : analyser avec ses acquis un roman choisi par ses propres soins et, s’il le souhaite, en donner la substantifique moëlle en une vidéo de quelques minutes destinée à faire vivre le département de lettres sur les réseaux sociaux. Car ce que l’on découvre en relevant la tête de ce XIXème siècle qu’à 18 ans l’on pense poussiéreux, c’est qu’il nous est plus contemporain que l’on ne le croit.
Alexis Joly – Master 2