
En tant qu’étudiant de Lettres françaises, j’ai pris ce cours pendant ma deuxième année d’études, au deuxième semestre. À cause de la COVID-19, le cours a été donné en sa majorité à distance. Les cours à distance ont bien souvent été critiqués comme n’étant pas aussi efficaces que les cours en présentiel, et leurs effets sur la santé mentale des étudiants sont désormais connus de tous : fatigue psychologique, des notions qui sont passées sans être approfondies, des coupures internet, …bref, tout ce qu’il y a de nécessaire pour un «burnout» des étudiants, qui se retrouvent perdus et démotivés pour la suite.
Mais mettre les cours de M. Akiki dans la catégorie de ces cours serait une erreur. En effet, le cours d’Approche structurale de la littérature, qui est l’un des cours les plus compliqués de la licence, qui nécessite généralement des cours en présentiel, a été toutefois l’un des cours les plus réussis à distance, si ce n’est le seul. M. Akiki a su préserver sur Zoom l’ambiance à laquelle il nous avait habitués en classe ; à savoir une ambiance d’apprentissage digne de ce nom, en stimulant à travers divers moyen (Travail de groupe, Zoom, Framapad, vidéos, …) la motivation des étudiants, ou du moins la mienne, ce qui n’a fait qu’intensifier mon désir d’apprendre.
Le passage sur Zoom n’a pas empêché M. Akiki de continuer à user de méthodes pédagogiques innovatrices, même si cela lui a pris le double du travail, pour pouvoir adapter ces méthodes aux moyens utilisés. Cela a fait de ce cours, qui est de base difficile, un cours qui a été attendu par la totalité des étudiants, parce qu’il nous donnait l’impression d’être en classe, tous ensemble, et non pas avachis derrière un ordinateur, entre mille et une coupures internet. Il a constitué une réelle échappatoire de la situation sanitaire, sociale et politique du Liban, une échappatoire qui était nécessaire. Pour résumer tout cela en quelques mots : les étudiants qui vont prendre ce cours dans les semestres à venir seront beaucoup de choses : fatigués, intéressés, ou peut-être démotivés, mais ils seront surtout chanceux.
Nadim Choueiri – Licence 3

Il est vrai que ce cours ne fut pas mon préféré, mais avec la méthodologie de Dr. AKIKI, on trouve toujours un moyen de prendre plaisir dans le travail. Grâce à ce cours, j’ai appris à comprendre comment la structure d’un roman peut être une piste essentielle vers son interprétation. J’ai appris que, déchiffrer le mystère d’un roman, commence par l’analyse de sa narration et de son histoire, qu’il fallait le diviser et plonger dans toutes ses parties comme l’Incipit, l’Excipit et même le schéma quinaire (ou le schéma narratif). Et là, un « fun fact », j’ai appris que la littérature avait un langage secret réservé aux spécialistes du métier ! comme « diégèse », « homodiégétique », « hétérodiégétique », franchement, où trouver ses expressions ailleurs ? Et le comble du comble, des formules mathématiques en plein cours de Littérature ! comme SI = -SF ! Enfin, ce n’est qu’un petit résumé… Toutefois, malgré les difficultés rencontrées, et surtout avec le travail en groupe avec mes camarades et l’ambiance toujours motivante que répand Dr. AKIKI en cours, j’ai aussi appris à donner de l’importance à chaque petit passage dans le roman – même les passages descriptifs que nous avons tendances à négliger – et à savoir bien choisir les procédés littéraires essentiels qui me guideront vers une analyse bien menée et une interprétation bien solide qui me permettra de mieux comprendre le fonctionnement de l’écriture et les intentions, conscientes ou pas, de l’auteur(e).
Aline Daou – Licence 3

J’ai suivi le cours Approche structurale de la littérature avec M. Akiki, une UE de 4 crédits, en 2019. Le cours était divisé selon les différentes composantes des approches narratologiques et structurales ce qui nous a permis, en tant qu’étudiants, d’assimiler chaque pan de cette approche afin de la maîtriser. Des exercices pratiques nous été donnés afin de réfléchir nous-mêmes sur les textes et dégager, seuls ou à plusieurs, les éléments qui pouvaient sous-tendre notre analyse.
M. Akiki ne donne jamais les « réponses » : il nous pousse toujours à aller plus loin et réfléchir efficacement, en nous fournissant tous les outils nécessaires, s’appuyant sur des références théoriques mais aussi sur des exemples concrets, ce qui facilite l’acquisition des compétences. A la fin de cette UE, nous étions capables de déconstruire les étapes et les structures d’un récit, s’emparer des instances et des niveaux narratifs efficacement mais également de ficeler la narration à l’histoire de manière logique.
Les supports choisis par l’enseignant sont utiles, agréables et intéressants. Nous avons eu l’occasion de visiter certains textes sous un nouvel angle afin d’avoir un nouveau regard sur l’analyse de texte. Ajoutons que l’enseignant a une manière sans pareilles d’impliquer ses étudiants et de les intéresser : le cours est extrêmement vivant et interactif et il est clair que l’enseignant maitrise son UE à la perfection.
Tia Abi Aad – Master 1

J’ai eu la chance de suivre plusieurs cours avec M. Akiki, dont certains qui portent sur l’exploitation des approches dans des textes littéraires et d’autres sur le paysage littéraire et son évolution en fonction des siècles. D’un cours à l’autre, je note que l’enseignement de M. Akiki est constant de par son organisation, sa méthodologie, son efficacité et son interactivité. Le professeur maîtrise les U.E qu’il enseigne à la perfection et réussit impeccablement à transmettre un savoir et une façon de faire littéraires sans basculer dans le magistral. C’est que ses cours sont donnés avec tant d’enthousiasme, de passion et d’engagement. Les étudiants sont si bien impliqués, surtout par cette façon propre à M. Akiki d’amener les étudiants, après leur avoir donné tous les outils dont ils ont besoin, à réfléchir par eux-mêmes pour extraire l’essence du texte, sans que la réponse ne soit jamais révélée ou divulgachée par le professeur – une méthode très efficace et stimulante.
Les corpus et les supports choisis par M. Akiki sont intéressants, variés et propices à l’exploitation des approches. Les étudiants sont certains d’aboutir à des révélations intellectuelles qu’ils sauront exploiter dans leurs propres écrits et recherches.
Le cours de l’approche structurale était réparti en deux sur le semestre, une partie réservée à l’histoire, l’autre à la narration. Les théories de l’histoire et de la narration sont découvertes par le biais d’un travail de groupe sur des références critiques suite auquel ces théories sont exploitées dans des textes littéraires riches et enrichissants. A la fin du semestre, les étudiants ont appris à déconstruire et à distinguer les étapes d’une histoire, à mesurer le pouvoir des instances narratives dans n’importe quel texte donné et à comprendre et peser la prise en charge de l’histoire par la narration.
Pour mon projet de fin de licence, j’ai eu la chance d’être accompagnée par M. Akiki lui-même et je trouve que ses conseils, son engagement et sa ponctualité ont facilité mon travail de recherche et de rédaction, ont optimisé mes chances de réussite et m’ont finalement amenée à produire une recherche littéraire de manière autonome.
Christie Abi Assi – Master 1

Si je devais désigner le cours qui m’a été le plus utile parmi tous ceux que j’ai suivi durant mes cinq années de formation en Lettres, ce serait celui-ci. Dès les deux premières séances, je ne lisais plus les textes de la même manière. Les concepts avec lesquelles je me suis familiarisée à travers nos séances de Poétique du récit m’accompagnent encore aujourd’hui alors que je prépare mon doctorat, et je n’ai jamais pu me passer de les utiliser dans chacun de mes travaux de recherche depuis, qu’il s’agisse d’un simple commentaire ou d’un mémoire. D’ailleurs, je me surprends à y repenser à chaque fois que je lis un livre ou que je regarde un film. Grâce aux explications de Monsieur Akiki, j’ai réussi à comprendre le fonctionnement d’un récit, à déceler les schémas qui s’y cachent, à analyser l’essence du personnage et du narrateur, jusqu’à pouvoir comprendre et prévoir les évolutions et les fins d’histoire. Alors que certains verraient dans cette faculté la déception de ne plus être surpris par les récits, j’y trouve au contraire un réel plaisir. Celui de rechercher les indices, d’approfondir les analyses pour déceler le sens caché de certaines œuvres, et de ne plus les juger selon des valeurs esthétiques uniquement mais selon leur poétique interne. La surprise que j’apprécie personnellement, c’est celle de trouver du sens dans un récit qui m’était jadis obscur. C’est le cas par exemple de Le lait de la mort de Marguerite Yourcenar, une des œuvres proposées que j’ai choisi d’analyser en me fondant sur les concepts structurels et narratifs étudiés. Je réalise à quel point ces outils – que j’ai appris à manier grâce à un mélange efficace entre cours magistral, travaux personnel et travaux de groupe – me sont utiles dans la compréhension des œuvres auxquelles je suis confrontée. Je les applique donc à présent à toutes mes découvertes littéraires, mais aussi filmiques ou vidéoludique.
Joanna Charbine – Doctorante